Les médecins physiologistes considèrent les maladies non pas comme des ennemis à combattre, mais comme des messagers à écouter. Selon Hippocrate, père de la médecine, « c’est plus important de savoir quel genre de personne a une maladie que de savoir quel genre de maladie a une personne ».
Autrement dit, comprendre l’environnement et le mode de vie qui ont rendu la personne malade importe plus que de traiter localement les symptômes. Claude Bernard, physiologiste français du 19ème siècle, écrivait que « le symptôme n’est rien d’autre qu’un effort de guérison de la nature ».
Les maux que nous ressentons sont donc des alertes bienveillantes de notre corps pour nous indiquer que quelque chose ne va pas. Pour le Dr Paul Carton, pionnier de la médecine préventive, « la maladie n’est que l’expression d’une rupture d’équilibre du corps et de l’esprit qu’il faut rétablir ».
Plutôt que de chercher à faire taire les symptômes via des médicaments, il vaut mieux y prêter attention. Ils sont des guides qui invitent au changement de certains aspects de notre hygiène de vie. Maux de tête, fatigue, troubles digestifs, douleurs sont autant de messages à décoder.
Notre mode de vie moderne – stress, sédentarité, alimentation déséquilibrée, pollution – nous éloigne constamment de l’équilibre naturel. Les symptômes sont là pour nous le rappeler ! Ils nous poussent à réintroduire plus d’harmonie dans notre quotidien.
Pour retrouver cet état d’équilibre propice à la santé, il faut revoir en douceur son hygiène de vie : mieux manger, bouger, respirer, se détendre. Prendre aussi le temps de s’écouter intérieurement, de se ressourcer. Les solutions sont uniques à chacun.
Bien sûr, cela ne signifie pas que l’ensemble des médicaments sont inutiles. Dans le cas de pathologies aiguës avec atteinte lésionnelle, le recours ciblé et temporaire à des médicaments ou de la chirurgie reste indispensable et peut même sauver des vies. Lorsque des organes vitaux sont endommagés ou que des agents pathogènes envahissent l’organisme, il est évidemment vital de traiter rapidement et efficacement grâce à la pharmacopée moderne. Cependant, une fois la phase aigüe passée, il est essentiel de se poser la question du terrain qui a permis l’apparition de cette pathologie.
En écoutant avec bienveillance les messages de notre corps plutôt qu’en les étouffant, nous pouvons profiter de cette occasion de croissance personnelle qu’est la maladie. Nous seuls détenons les clés pour retrouver l’harmonie perdue. Comme le disait Hippocrate, « que ton aliment soit ton médicament ». La nature est toujours sage.
Votre kinésithérapeute est aussi considéré comme un physiothérapeute, il est donc compétent pour vous expliquer vos dérèglements, mais surtout comment retrouver le chemin de la santé.
« Le corps est un baromètre de nos erreurs. Apprenons à décoder ses signaux d’alerte. » Dr Frédéric Saldmann

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