Un jour, le médecin voit l’empereur durant un bal. Il va le trouver, s’incline trente fois, et lui dit: « Majesté, je vois que vous êtes malade, un facteur pathogène est en train de pénétrer votre organisme. Il se trouve pour l’heure en surface, et je n’ai besoin que d’une séance d’acupuncture pour vous guérir. » L’empereur, qui se sentait alors très bien et certainement pas malade, renvoie son médecin. Trois mois plus tard, le médecin revoit l’empereur lors d’une chasse. Il s’approche de lui, s’incline trente fois, et lui dit: « Majesté, la maladie commence à s’approfondir dans votre corps, elle est au milieu, j’ai besoin de quelques séances d’acupuncture pour vous guérir. » L’empereur, qui commençait à se trouver un peu fatigué, avait quelques maux de tête, un mauvais sommeil, l’écouta plus attentivement, mais lui répondit: « Je n’ai pas le temps à présent, je te ferai quérir plus tard. » Trois mois plus tard, l’empereur na toujours pas fait mander son médecin, qui le revoit dans le jardin. Cette fois, le médecin fait aussitôt demi-tour, court chez lui et plie bagage. Son élève s’en étonne. « Maître, pourquoi pars-tu ? » Le médecin répond : « La première fois que j’ai parlé à l’empereur, le facteur pathogène était en surface; la gueri-son était facile, il n’a pas voulu être traité. Trois mois plus tard, j’ai vu que la maladie s’approfondissait. Il présentait déjà des symptômes, mais alors, il n’a pas pris le temps de se faire traiter. Aujourd’hui, six mois plus tard, j’ai vu que la maladie touchait les profondeurs de son cœur. Demain, il se sentira mal, il me fera venir et je ne pourrai rien pour lui: il me fera exécuter. Je préfère donc partir. »

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